dimanche 14 avril 2013

Prêter des émotions et sensations aux robots



L’Homme, toujours dans ce ‘jeu d’excitation métaphysique’ décrit par E. Grimaud, a tendance à traiter les robots – bien que sachant qu’ils sont des machines –, comme s’ils étaient vivants, en projetant des émotions sur eux et en créant des liens affectifs avec eux. Dans un article du blog de Yves Ponroy, publié le 25 février 2013, Kate Darling, chercheuse au MIT (Massachusetts Institute of Technology), parle d’un robot sous forme d’animal « PLEO », qui aime être caressé. « Lorsque Pleo est sorti, des gens ont mis en ligne des vidéos où ils le torturaient : ils testaient ses limites. Les réactions ont été extrêmes, les internautes étaient bouleversés, bien qu’ils sachent très bien qu’il s’agit d’un robot » (1). L’Homme a donc une forte capacité à associer toute chose ayant des caractéristiques communes (visage, yeux, bouche) à un être vivant, ce qui l’entraîne à ressentir des sentiments envers cet être comme de la compassion, de la pitié, etc.


Les publicistes jouent même là-dessus. C’est le cas pour la publicité futuriste de Nestlé Grand Chocolat en 2013. Un robot humanoïde est mis en scène et mange du chocolat Nestlé. L’imitation du corps humain est parfaite (ce robot marche avec légèreté) et ses réactions sont très réalistes. Le robot a des frissons lorsqu’il touche le chocolat et pleure en le mangeant. Ce chocolat provoque donc des émotions chez cet androïde, il ressent quelque chose grâce à ce chocolat.
Cette publicité tend à mettre en avant la qualité et le raffinement de ce chocolat car il arrive à émouvoir, à faire ressentir des émotions à un androïde, ce qui n’est pas possible.
Le robot humanoïde est donc au cœur des préoccupations des Hommes. Le robot est ici placé sur une sorte de piédestal dans le sens où son avis compte autant que celui de l’Homme. L’androïde peut être considéré comme un client difficile à satisfaire puisqu’il n’est pas censé ressentir d’émotions mais Nestlé Grand Chocolat relève ce défi.



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